Pourquoi 1 300 personnes ont-elles manifesté à Liège contre les réformes scolaires de Valérie Glatigny ?
Environ 1 300 manifestants se sont rassemblés à Liège le 26 mai 2026 contre les réformes portées par Valérie Glatigny, Vice-Présidente et ministre de l’Éducation et de l’Enseignement de promotion sociale au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le slogan de la manifestation rapporté par DH, « Valérie, fais tes valoches », traduisait un climat plus tendu qu’un simple conflit sectoriel de routine : enseignants, personnel scolaire et soutiens syndicaux tentent de freiner ou de remodeler des réformes qu’ils considèrent comme un affaiblissement des conditions de travail dans l’enseignement francophone. L’enjeu immédiat n’est pas la politique fédérale belge de l’éducation. En Belgique, l’enseignement obligatoire relève principalement des Communautés, ce qui signifie que la Fédération Wallonie-Bruxelles fixe les règles essentielles pour les écoles francophones en Wallonie et à Bruxelles. Le cycle politique actuel 2024-2029 est donc central : la majorité MR-Les Engagés dirigée par la ministre-présidente Élisabeth Degryse dispose d’une législature complète pour faire avancer des changements, tandis que les syndicats et les partis d’opposition testent la capacité de la pression de la rue à imposer des amendements avant que les textes ne deviennent une politique stabilisée. Pour les familles, la question pratique est de savoir si la réforme améliorera l’encadrement, la continuité et les exigences, ou si elle aggravera les pénuries et l’instabilité dans les classes. Pour les enseignants, le conflit porte sur la sécurité de carrière, la charge de travail et le rythme auquel des réformes promises de longue date s’ajoutent à des écoles qui gèrent déjà le Pacte pour un Enseignement d’excellence.
Pourquoi c'est important
Cet enjeu compte parce que les réformes de l’éducation quittent le langage abstrait du programme gouvernemental pour entrer dans l’organisation quotidienne des écoles. Des changements touchant au statut des enseignants, aux nominations, aux règles de charge de travail ou à la gouvernance scolaire peuvent influencer la capacité des écoles à recruter et à conserver du personnel, la stabilité des horaires des élèves et la rapidité avec laquelle les réformes en classe sont appliquées. La manifestation signale aussi un problème politique pour le gouvernement Degryse : la réforme de l’enseignement francophone est largement présentée comme nécessaire, mais sa mise en œuvre dépend de la coopération des enseignants et des équipes scolaires, qui disent qu’on leur demande d’absorber trop de changements, trop vite.
Impact régional
L’impact régional le plus direct concerne la Wallonie et Bruxelles francophone. La mobilisation à Liège donne au mouvement un ancrage wallon, tandis que les écoles de Bruxelles seraient touchées par les décisions de la Fédération Wallonie-Bruxelles relevant de la même compétence en matière d’enseignement. La Région wallonne elle-même n’est pas le principal décideur pour les programmes scolaires ou le statut des enseignants, même si des politiques régionales comme la mobilité, les bâtiments ou l’emploi peuvent interagir avec la vie scolaire.
Perspectives opposées
- Syndicats de l’enseignement et personnel scolaire mobilisé
Le cadrage syndical et enseignant est que les réformes sont imposées à un système scolaire déjà sous tension. Leur inquiétude ne porte pas seulement sur une mesure, mais sur l’effet cumulé des changements touchant aux règles de carrière, à la charge de travail, à l’encadrement et à l’organisation des écoles. Dans cette lecture, la manifestation de Liège constitue un avertissement : une réforme conçue sans adhésion suffisante des classes rendra le recrutement et la rétention plus difficiles.
- Gouvernement MR-Les Engagés de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Le cadrage de la majorité gouvernementale est que l’enseignement francophone a besoin d’une réforme structurelle pour améliorer la qualité, la responsabilité et la continuité pour les élèves. De ce point de vue, modifier les règles de carrière des enseignants et l’organisation scolaire fait partie d’une tentative plus large de moderniser un système longtemps critiqué pour ses résultats inégaux et sa complexité administrative.
- Partis d’opposition PS, Ecolo et PTB
Le cadrage de l’opposition devrait vraisemblablement se concentrer sur la responsabilité politique et le coût social : le PS et Ecolo peuvent soutenir que les réformes ne doivent pas affaiblir l’enseignement public ni les protections du personnel, tandis que le PTB est positionné pour amplifier la colère syndicale contre une politique menée par des libéraux. Leurs leviers sont le contrôle parlementaire, la mise en question publique des choix ministériels et le soutien aux mobilisations.
- Parents et élèves des écoles francophones
Les familles ont un cadrage plus pratique : elles veulent des horaires stables, des enseignants disponibles et une amélioration crédible des apprentissages. Certaines peuvent soutenir la réforme si elle réduit les perturbations et améliore les exigences ; d’autres peuvent craindre que les conflits, les grèves ou les départs de personnel n’affectent les élèves avant que les bénéfices promis n’apparaissent.
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Connexions en direct de l’écosystème Belgium Impulse — pas des recommandations.
Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.
