L’UNHCR recense 117,8 millions de personnes déplacées de force dans le monde
L’UNHCR indique que les déplacements forcés dans le monde ont diminué en 2025 pour la première fois en dix ans, mais que ce recul laisse encore 117,8 millions de personnes déracinées par les conflits, la violence, les persécutions et les atteintes aux droits. L’agence indique que cette baisse tient moins à un apaisement politique qu’à d’importants retours vers l’Afghanistan, la Syrie, le Soudan et la République démocratique du Congo, souvent dans des conditions fragiles ou dangereuses. Les données de l’UNHCR font état de 41,6 millions de réfugiés fin 2025, de 9 millions de demandeurs d’asile et d’environ 68,7 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays par un conflit ou des violences. Le rapport 2026 de l’IDMC sur les déplacements internes indique séparément que les déplacements liés aux conflits sont restés proches de niveaux records, soulignant qu’une baisse du nombre de personnes figurant sur la liste mondiale des déplacés ne signifie pas nécessairement des retours plus sûrs. Pour la Belgique et l’UE, ce rapport arrive alors que le pacte de l’UE sur la migration et l’asile entre en application en 2026.
Pourquoi c'est important
Pour les résidents belges, les électeurs, les communes, les écoles, les ONG et les services publics, les chiffres de l’UNHCR expliquent pourquoi la politique d’asile et d’accueil reste structurelle plutôt qu’épisodique. Le système fédéral belge d’asile, le réseau d’accueil de Fedasil et les services locaux d’intégration sont façonnés par des conflits bien au-delà de l’Europe, tandis que les règles de l’UE encadrent désormais une plus grande partie de la procédure. Le sujet concerne aussi les communautés ukrainienne, syrienne, afghane, palestinienne, soudanaise et congolaise en Belgique, dont les liens familiaux se trouvent souvent derrière des chiffres mondiaux abstraits.
Impact régional
Perspectives opposées
- UNHCR / agences humanitaires
L’UNHCR soutient que la première baisse annuelle en dix ans ne doit pas être interprétée comme la fin de la crise, car de nombreux retours ont eu lieu sous pression ou dans des conditions fragiles. Son cadre privilégié est celui des solutions: retour volontaire sûr lorsque c’est possible, inclusion dans les systèmes des pays d’accueil, réinstallation, réunification familiale et voies d’accès au travail ou aux études.
- Institutions de l’UE / Council of the EU et Commission européenne
Le Council of the EU décrit le pacte migratoire comme un moyen de rendre les arrivées plus ordonnées, les procédures plus uniformes et le partage des responsabilités plus équitable entre les États membres. La Commission européenne présente l’approche comme la nécessité pour l’Europe de disposer d’un filtrage plus ferme aux frontières extérieures, de décisions plus rapides et d’outils de solidarité, tout en maintenant les garanties de protection pour les personnes qui y ont droit.
- Chercheurs sur les déplacements / IDMC
Le rapport 2026 de l’IDMC présente la baisse mise en avant avec prudence: les déplacements internes restent proches de niveaux records, et un conflit peut déraciner les mêmes personnes à plusieurs reprises. Son argument le plus fort est que les politiques devraient suivre la sécurité durable et la réintégration, pas seulement le fait que des personnes aient quitté un registre des déplacements.
Connexions en direct de l’écosystème Belgium Impulse — pas des recommandations.
Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.
