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Économie
Connectivité aérienne

Les nouvelles liaisons de Brussels Airport avec le Brésil et la Tanzanie changent-elles l’équation économique pour Zaventem ?

Brussels Airport a ajouté deux liaisons long-courriers la même semaine : le service Bruxelles-São Paulo de LATAM, opéré trois fois par semaine, et la nouvelle liaison directe de Brussels Airlines vers Kilimanjaro, en Tanzanie. Pour les passagers, le message principal est un voyage plus simple : Bruxelles est de nouveau directement reliée à l’Amérique du Sud après environ 25 ans, tandis que la Tanzanie devient plus facile à rejoindre sans changer d’avion via un autre hub européen ou du Golfe. Pour les entreprises, l’enjeu est plus spécifique. La route vers São Paulo compte parce que LATAM utilise Brussels Airport pour le fret depuis 2023 et y a construit une base cargo européenne. Cela fait du service passagers plus qu’une route touristique : il repose sur des flux de fret, des voyages d’affaires, du trafic de visites à des proches et amis, et le rôle de la Belgique comme porte d’entrée logistique. La liaison avec la Tanzanie est différente. Elle renforce le positionnement africain de longue date de Brussels Airlines et offre aux tour-opérateurs belges, ONG, acteurs du développement et voyageurs de la diaspora une option plus directe vers l’Afrique de l’Est. Le test du marché portera sur les coefficients de remplissage, les tarifs et l’usage cargo, pas sur la cérémonie de lancement. Brussels Airport a traité 24,4 millions de passagers et 795 000 tonnes de fret en 2025, toujours en dessous de son pic passagers de 2019, à 26,4 millions, mais avec des volumes cargo plus solides qu’avant la pandémie. Dans ce contexte, les nouvelles routes intercontinentales ne sont pas décoratives : elles sont l’un des moyens par lesquels un aéroport européen de taille moyenne tente de défendre sa pertinence face à de plus grands hubs comme Amsterdam Schiphol, Paris Charles de Gaulle et Francfort.

Rédaction Belgium Impulse·Publié le 30 June 2026

Pourquoi c'est important

Pour les ménages belges, l’effet pratique est une réduction du nombre de correspondances et, potentiellement, des temps de trajet totaux plus courts vers le Brésil et le nord de la Tanzanie. Cela peut réduire le coût caché des voyages long-courriers : nuits d’hôtel supplémentaires, correspondances manquées, périodes de congé plus longues et risque lié aux bagages. Cela ne signifie pas automatiquement des tarifs moins chers, car une route directe peut se vendre avec une prime si la demande est forte. Pour les entreprises belges, surtout les exportateurs, les sociétés logistiques, les expéditeurs pharmaceutiques et les PME du secteur du voyage, la route vers São Paulo est l’ajout le plus significatif sur le plan commercial, car le fret en soute passagers peut compléter la capacité cargo dédiée. Pour les agences de voyage à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, la liaison avec la Tanzanie ajoute un produit direct plus facile à commercialiser vers l’Afrique de l’Est.

Impact régional

L’impact régional direct est le plus fort autour de Zaventem, Bruxelles et le Brabant flamand, où se concentrent les emplois aéroportuaires, la manutention, le catering, la maintenance, les hôtels et les services liés aux voyages d’affaires. Bruxelles en bénéficie comme zone de chalandise commerciale et diplomatique, tandis que les entreprises wallonnes et flamandes gagnent un autre point de départ long-courrier sans devoir passer par des pays voisins.

Perspectives opposées

  1. Brussels Airport Company et équipes de développement de routes

    La direction de l’aéroport verra les ajouts du Brésil et de la Tanzanie comme la preuve que Bruxelles peut encore gagner des routes long-courriers sélectives malgré la concurrence de hubs plus grands. Leur argument est que les vols passagers, la capacité cargo et les voyages d’affaires se renforcent mutuellement, surtout là où Bruxelles dispose d’une zone de chalandise diplomatique, pharmaceutique, logistique et diasporique.

  2. Riverains et groupes environnementaux

    Les communautés autour de Zaventem et les organisations axées sur le climat sont susceptibles d’évaluer les nouveaux vols long-courriers à travers les préoccupations liées au bruit, aux émissions et aux opérations de nuit. Pour elles, l’équation économique doit être mise en balance avec les nuisances aéroportuaires et les engagements climatiques de la Belgique, en particulier si la croissance dépend de davantage de vols intercontinentaux.

  3. Passagers et entreprises belges du voyage

    Les voyageurs et les agences peuvent accueillir favorablement les options directes, mais resteront sensibles aux prix. Si les tarifs sont nettement plus élevés que les alternatives avec une escale via Amsterdam, Paris, Francfort, Lisbonne ou Istanbul, les routes pourraient servir davantage les voyageurs d’affaires et les acheteurs de confort que les familles attentives au budget.

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Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.

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