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International
ANALYSE

Amnesty appelle au boycott d’Israël au sujet d’allégations de déplacement en Cisjordanie

Amnesty International affirme qu’Israël mène une campagne soutenue par l’État pour contraindre des Palestiniens à quitter certaines parties de la Cisjordanie occupée et a appelé les gouvernements et les entreprises à boycotter les biens et institutions israéliens liés à cette politique. Le rapport allègue que les violences de colons, les démolitions de logements, l’expansion des colonies et de nouvelles démarches juridiques agissent conjointement pour permettre l’annexion, et ne produisent pas simplement des incidents isolés. Selon les données de l’ONU, plus de 100 villages de Cisjordanie ont été entièrement ou partiellement vidés entre janvier 2023 et avril 2026, et plus de 7 280 cas individuels de déplacement ont été liés à des démolitions israéliennes. Les autorités israéliennes n’ont pas réagi immédiatement au nouveau rapport, mais Israël a déjà rejeté des accusations similaires en les qualifiant de partiales et affirme que le statut final du territoire doit être négocié. Pour l’Europe, le rapport intervient sur fond de pressions non résolues concernant les sanctions, le commerce avec les colonies et l’accord d’association UE-Israël.

Rédaction Belgium Impulse·Publié le 12 June 2026

Pourquoi c'est important

Pour les électeurs belges, les organisations de la société civile, les communautés juives et palestiniennes, les universités, les Églises, les entreprises et les diplomates, la question n’est plus seulement celle d’un conflit lointain. Le ministre belge des Affaires étrangères a plaidé au sein de l’UE pour des mesures plus strictes face aux violences de colons en Cisjordanie, tandis que les institutions européennes à Bruxelles doivent décider si le commerce, la coopération en matière de recherche et la politique de sanctions peuvent rester séparés de l’annexion alléguée. Les entreprises et les consommateurs belges pourraient aussi faire l’objet d’un examen plus poussé concernant les biens et les marchés publics liés aux colonies.

Impact régional

Les effets se répartissent principalement entre le niveau de l’UE et le niveau fédéral belge. Les institutions européennes à Bruxelles contrôlent l’accord d’association, les listes de sanctions et toute mesure à l’échelle du bloc concernant le commerce avec les colonies. Le gouvernement fédéral belge façonne la position nationale dans les conseils des affaires étrangères de l’UE et peut influencer, sans décider seul, une action commune de l’UE. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles-Capitale n’ont pas de compétence distincte en matière de politique étrangère sur les sanctions, même si les universités, communes, institutions culturelles et organisations de la société civile dans les trois régions pourraient être confrontées à des débats sur le boycott ou la coopération.

Perspectives opposées

  1. Amnesty International / organisations de défense des droits humains

    Amnesty International soutient que le schéma de déplacement n’est pas un ensemble d’attaques isolées de colons, mais une structure rendue possible par l’État, impliquant violences, démolitions, politique foncière et changements juridiques. Dans ce cadre, le boycott et les sanctions sont des outils visant à empêcher les gouvernements et les entreprises de soutenir matériellement une annexion illégale.

  2. Gouvernement israélien / partisans des colonies

    Les responsables israéliens soutiennent que la Cisjordanie est un territoire disputé plutôt qu’un territoire palestinien souverain, que le statut final devrait être décidé par la négociation, et que les questions foncières, de sécurité et d’administration des colonies relèvent du droit israélien et de la sécurité nationale. Ils ont déjà qualifié des allégations similaires de groupes de défense des droits de politiquement partiales.

  3. Partisans des sanctions au sein de l’UE, dont la Belgique, l’Irlande, l’Espagne et la Slovénie

    Le ministre belge des Affaires étrangères et des gouvernements européens partageant la même approche présentent la question comme un test de crédibilité pour les clauses de l’UE relatives aux droits humains et pour le droit international. Leur argument le plus fort est que l’UE ne peut pas maintenir un commerce privilégié et une coopération politique étroite pendant que de graves abus liés aux colonies et une annexion alléguée se poursuivent sans contrôle.

  4. États membres prudents de l’UE, dont l’Allemagne et l’Italie

    L’Allemagne et l’Italie se sont opposées à la suspension des dispositions commerciales UE-Israël, en faisant valoir que l’Europe a besoin de canaux de dialogue direct avec Israël et que des sanctions larges pourraient ne pas arrêter l’expansion des colonies. Cette approche privilégie l’influence par l’engagement et met en garde contre des mesures susceptibles de réduire l’influence de l’UE sans changer les faits sur le terrain.

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Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.

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