Abeona lance une candidature néerlandaise de stockage de CO2 en mer du Nord avec des liens belgo-néerlandais
Abeona CCS Storage, filiale du groupe Petrogas, a déposé une demande de procédure néerlandaise formelle pour un projet de transport et de stockage dans des champs épuisés de la mer du Nord sous le bloc Q1, selon la documentation du projet lui-même et la procédure du ministère néerlandais de l’énergie. Le projet est centré sur les champs Helm et Helder et indique qu’il peut démarrer avec au moins 30 millions de tonnes de capacité de stockage de CO2 par an, avec une hausse possible jusqu’à 50 millions, avant de passer à des opérations à plus long terme. Le processus VenP de la RVO indique également que l’injection n’est attendue qu’après les phases de planification et d’autorisation, avec la fin 2030 signalée comme objectif pour les premières opérations de stockage. La même période de consultation ouverte en mai 2026 laisse aux parties prenantes jusqu’au 2 juillet pour faire part de leurs observations. En parallèle, la planification d’infrastructures liées à Bruxelles avance déjà via CO2 TransPorts, destinée à relier Rotterdam, Anvers et North Sea Port aux corridors de stockage offshore, ce qui rend les règles transfrontalières de tarification et d’accès de plus en plus déterminantes pour les ports industriels belges.
Pourquoi c'est important
Pour les lecteurs belges et du Benelux, l’enjeu principal n’est pas une histoire strictement intérieure néerlandaise, mais l’accès au marché via une voie d’émissions de la mer du Nord contrainte. Les pôles industriels d’Anvers et de North Sea Port développent déjà des capacités de capture et de transport de CO2, et ont besoin de routes offshore fiables pour des secteurs difficiles à électrifier, notamment la chimie, la production d’hydrogène et d’ammoniac. La capacité additionnelle prévue par Abeona dans les eaux néerlandaises voisines pourrait élargir les débouchés de stockage disponibles, mais elle soulève aussi des questions sur la tarification, la programmation et la gouvernance des réseaux. Les acteurs publics de Flandre et de Bruxelles, les entreprises industrielles et les syndicats des ports et des chaînes pétrochimiques sont concernés car les décisions CCUS déterminent désormais la rapidité avec laquelle les usines peuvent réduire leurs émissions sans perdre d’emplois ni de compétitivité.
Impact régional
Les implications belges et néerlandaises se rejoignent désormais à deux niveaux. Au niveau flamand, les opérateurs d’Anvers et de North Sea Port renforcent les capacités de pipeline et de manutention du CO2, de sorte que tout ajout néerlandais modifie la planification de la demande et des interconnexions pour les industriels belges recherchant une décarbonation adossée au stockage. Au niveau de l’UE, le CCUS est traité comme une infrastructure transfrontalière dans une logique de financement et d’autorisation partagée, ce qui signifie que la conception de ce projet influence l’application des normes et des règles de réseau à l’échelle européenne. Au niveau fédéral belge, les effets sont indirects : il n’existe pas encore d’autorisation nationale centrale, mais les politiques climatiques et industrielles nationales intégreront malgré tout les résultats de la même chaîne logistique de la mer du Nord.
Perspectives opposées
- Fluxys c-grid Anvers et opérateurs portuaires (modèle de réseau à accès ouvert)
Selon les documents de réseau CO2 de Fluxys et les mises à jour de désignation flamandes, les opérateurs présentent le transport de CO2 en accès ouvert comme essentiel car l’industrie difficile à décarboner ne peut pas réduire rapidement ses émissions par l’électrification seule. Selon cette perspective, des liaisons standardisées de pipeline et de liquéfaction transfrontalières réduisent plus vite les émissions et réduisent le risque d’investissement en agrégeant les flux entre émetteurs. De ce point de vue, une liste croissante de projets néerlandais n’est pas une duplication d’efforts, mais une manière de maintenir un équilibre de charge entre Rotterdam, Anvers et North Sea Port tout en assurant la continuité industrielle.
- Experts de l’UGent, de la VUB et du Service géologique belge (vision transition prudente)
Dans les reportages de De Morgen, des experts en climat et en géologie soutiennent le CCS comme un instrument de transition nécessaire, mais soulignent ses limites : certains le voient comme une solution de long terme, presque permanente, et estiment que la logistique de stockage et la gestion des risques de transport nécessitent une surveillance stricte. Leur cadre est que le CCS peut contribuer de manière significative, mais il ne devrait pas remplacer des trajectoires d’électrification, d’efficacité ou de réduction de la demande plus rapides dans les secteurs où des alternatives existent, sinon il peut normaliser le report.
Connexions en direct de l’écosystème Belgium Impulse — pas des recommandations.
Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.
