5 choses à savoir alors que les travailleurs du CPAS de Molenbeek se dirigent vers une grève à durée indéterminée
La crise budgétaire de Molenbeek-Saint-Jean est passée de la comptabilité communale à un test pour le service public bruxellois. Les travailleurs du CPAS et de la commune ont déposé un préavis de grève illimitée après que la commune a discuté de la suppression d’environ 40 emplois et de la réduction de moitié d’une partie de la prime de fin d’année, des mesures qui, selon les syndicats, feraient payer aux travailleurs le prix d’une mauvaise gestion. Le MR local dit qu’il déposera une motion s’opposant à ce que le personnel soit amené à payer pour ce qu’il qualifie de mauvaise gestion, tandis que la majorité menée par le PS-PTB met en avant le sous-financement structurel, les transferts de coûts fédéraux et la hausse de la demande sociale.
Pourquoi c'est important
Pour les habitants de Molenbeek, le risque immédiat est une perturbation des services du CPAS et de la commune utilisés par des personnes déjà confrontées à de forts besoins sociaux. Pour les lecteurs bruxellois au-delà de Molenbeek, le dossier montre comment les décisions fédérales sur le chômage, la police, les pensions et les CPAS se répercutent dans les budgets locaux. Pour les fonctionnaires européens et les expatriés vivant à Bruxelles, c’est un rappel que la ville qui accueille les institutions de l’UE est aussi une région de 19 communes aux niveaux de pauvreté, bases fiscales et capacités d’aide sociale de première ligne inégaux.
Impact régional
L’impact est concentré à Molenbeek-Saint-Jean, mais l’argument financier concerne la Région de Bruxelles-Capitale parce que les budgets communaux sont supervisés au niveau régional et que la pression sur les CPAS est partagée entre les communes bruxelloises.
Perspectives opposées
- MR Bruxelles et libéraux molenbeekois
David Weytsman présente la crise comme un échec de gouvernance de la majorité menée par le PS-PTB et affirme que les travailleurs communaux et du CPAS ne peuvent pas devenir la variable d’ajustement d’une mauvaise gestion financière. La position du MR est de refuser que les travailleurs paient le coût politique et budgétaire, et il prévoit de porter cette ligne au moyen d’une motion au conseil communal.
- Majorité de Molenbeek et direction du CPAS
Catherine Moureaux, Dirk De Block et Ahmed El Khannouss mettent l’accent sur le sous-financement structurel, les pressions de coûts fédérales et régionales obligatoires, le financement de la zone de police, les pensions et la demande adressée au CPAS. Leur cadrage est que la commune absorbe des factures qu’elle n’a pas entièrement créées tout en essayant de préserver les services sociaux de première ligne.
- Front commun syndical CSC-CGSP-SLFP
Les syndicats disent que les coupes proposées sont inacceptables dans une administration déjà sous tension. Leur point de vue diffère d’une lecture limitée à la responsabilité partisane : ils soutiennent que les travailleurs et les usagers des services publics sont appelés à absorber des années de sous-investissement, de choix politiques et de financement insuffisant des services publics locaux.
- CPAS bruxellois et organisations du secteur de l’insertion
La Fédération des CPAS bruxellois et FeBISP avertissent que la réforme fédérale du chômage modifie le statut juridique mais pas les besoins sociaux. Leur point de vue plus large est que les CPAS, les missions locales et les services d’insertion devront accueillir davantage de personnes sans les effectifs et les financements nécessaires pour les maintenir visibles aux yeux des institutions.
Pulse Insight — This topic connects to 10 associations, 3 funding programmes, 89 upcoming events and 1568 jobs through the Brussels ecosystem.
Connexions en direct de l’écosystème Belgium Impulse — pas des recommandations.
Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.
