5 choses à savoir alors que les travailleurs du CPAS de Molenbeek se dirigent vers une grève à durée indéterminée
La crise budgétaire de Molenbeek-Saint-Jean est passée de la comptabilité communale à un test pour le service public bruxellois.
En 30 secondes
- Les travailleurs du CPAS de Molenbeek ont déposé un préavis de grève illimitée contre les mesures budgétaires prévues.
- Les mesures discutées comprennent environ 40 suppressions d’emplois dans les services communaux et du CPAS, ainsi qu’une réduction de 50 % d’une prime de fin d’année.
- Le MR dit que les travailleurs ne doivent pas payer le prix d’une mauvaise gestion et prévoit une motion au conseil communal.
- La direction de Molenbeek affirme que le sous-financement par les niveaux de pouvoir supérieurs et les coûts obligatoires alimentent la crise.
Le sujet n’est pas un conflit international, mais un point de tension institutionnel bruxellois : la manière dont l’une des communes les plus pauvres et les plus jeunes de Belgique finance l’aide sociale, l’administration locale et les coûts obligatoires alors que les niveaux fédéral et régional influencent aussi la facture. Les acteurs cités sont le collège communal de Molenbeek dirigé par la bourgmestre , l’échevin des Finances faisant fonction Dirk De Block, le président du Ahmed El Khannouss, le front commun syndical CSC-CGSP-SLFP, le président du MR Bruxelles et périphérie , et le président régional bruxellois du PTB Giovanni Bordonaro.
Contexte
Molenbeek combine depuis longtemps une population dense, de faibles revenus imposables, une forte demande d’aide sociale et une attention politique intense. Le conflit actuel fait suite à des années durant lesquelles les communes bruxelloises ont averti que les obligations locales augmentaient plus vite que les recettes stables. L’affrontement immédiat intervient après les élections communales de 2024, qui ont modifié les équilibres de pouvoir locaux, et après des réformes fédérales qui ont renforcé la crainte de voir davantage de personnes se tourner vers les services des CPAS.
Impact
Regional — L’impact est concentré à Molenbeek-Saint-Jean, mais l’argument financier concerne la Région de Bruxelles-Capitale parce que les budgets communaux sont supervisés au niveau régional et que la pression sur les CPAS est partagée entre les communes bruxelloises.
Sources et preuvesÉtabli · 2 sources primaires + 2 documents officiels + 1 source de presse indépendanteExplorer les preuves →Masquer les preuves ↑
- Publié le:
- 16 Jun 2026, 02:00
- Consulté par ODIN le:
- 23 Jun 2026
- Publié le:
- 16 Jun 2026, 02:00
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- 23 Jun 2026
- Publié le:
- 12 Jun 2026, 02:00
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- 23 Jun 2026
- Publié le:
- 3 Jun 2026, 02:00
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- 23 Jun 2026
- Date de publication indisponible
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- 23 Jun 2026
- Publié le:
- 23 Dec 2025, 01:00
- Consulté par ODIN le:
- 23 Jun 2026
Voix & réactions
What the main actors are doing
Reported positions, summarised — not direct quotationsMR Bruxelles et libéraux molenbeekois
David Weytsman présente la crise comme un échec de gouvernance de la majorité menée par le PS-PTB et affirme que les travailleurs communaux et du CPAS ne peuvent pas devenir la variable d’ajustement d’une mauvaise gestion financière. La position du MR est de refuser que les travailleurs paient le coût politique et budgétaire, et il prévoit de porter cette ligne au moyen d’une motion au conseil communal.
Majorité de Molenbeek et direction du CPAS
Catherine Moureaux, Dirk De Block et Ahmed El Khannouss mettent l’accent sur le sous-financement structurel, les pressions de coûts fédérales et régionales obligatoires, le financement de la zone de police, les pensions et la demande adressée au CPAS. Leur cadrage est que la commune absorbe des factures qu’elle n’a pas entièrement créées tout en essayant de préserver les services sociaux de première ligne.
Front commun syndical CSC-CGSP-SLFP
Les syndicats disent que les coupes proposées sont inacceptables dans une administration déjà sous tension. Leur point de vue diffère d’une lecture limitée à la responsabilité partisane : ils soutiennent que les travailleurs et les usagers des services publics sont appelés à absorber des années de sous-investissement, de choix politiques et de financement insuffisant des services publics locaux.
CPAS bruxellois et organisations du secteur de l’insertion
La Fédération des CPAS bruxellois et FeBISP avertissent que la réforme fédérale du chômage modifie le statut juridique mais pas les besoins sociaux. Leur point de vue plus large est que les CPAS, les missions locales et les services d’insertion devront accueillir davantage de personnes sans les effectifs et les financements nécessaires pour les maintenir visibles aux yeux des institutions.
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