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Wallonie
Services sociaux à Charleroi

Quels sont les enjeux de la campagne menée à Charleroi sur les emplois du secteur non marchand et les services locaux ?

Charleroi devient un cas test local pour une question belge et européenne plus large : jusqu’où les pouvoirs publics peuvent-ils resserrer les budgets sans affaiblir les services du secteur non marchand que les habitants utilisent au quotidien ? Le Mouvement Ouvrier Chrétien, via son réseau Charleroi-Thuin, a lancé une campagne dans Charleroi Métropole pour alerter sur les menaces pesant sur l’emploi et les services dans le secteur non marchand. Le sujet immédiat est local et wallon, mais le cadre institutionnel est plus large : la Wallonie finance de nombreux emplois et services, les communes s’appuient sur des partenaires associatifs, et la politique sociale de l’UE considère de plus en plus les organisations de l’économie sociale comme faisant partie de l’infrastructure sociale européenne. Pour un lecteur basé en Belgique, cela compte parce que l’expression secteur non marchand n’est pas abstraite. Elle couvre l’accueil de l’enfance, l’aide à la jeunesse, l’aide à domicile, les services aux personnes en situation de handicap, l’intégration sociale, l’éducation permanente, les réseaux d’entraide, le travail culturel et communautaire, ainsi que les services qui aident les personnes à faire valoir leurs droits publics. À Charleroi, le débat touche aussi des choix communaux visibles, comme les stewards urbains, les antennes sociales et le soutien à l’économie sociale locale. L’enjeu pratique n’est pas seulement de savoir si un service coûte de l’argent, mais ce qui se passe lorsqu’il disparaît : des listes d’attente plus longues, une pression accrue sur les équipes des CPAS, des familles qui comblent les manques, et moins d’emplois dans des secteurs où beaucoup de postes sont soutenus par des fonds publics mais prestés localement.

Rédaction Belgium Impulse·Publié le 11 June 2026

Pourquoi c'est important

Pour les habitants, l’enjeu est concret : moins de postes financés peut signifier moins de rendez-vous, des heures d’ouverture réduites, moins de travail de proximité et un accès aux droits plus complexe. Pour les travailleurs, cela touche à la sécurité d’emploi dans les soins, l’accompagnement social, le travail communautaire et les services d’insertion. Pour les pouvoirs publics, cela pose un choix budgétaire : des économies à court terme peuvent transférer des coûts vers les communes, les familles, les hôpitaux, les écoles et les services des CPAS. Pour les agents de l’UE et les lecteurs connectés à l’international en Belgique, Charleroi montre comment le vocabulaire européen de l’économie sociale rencontre les réalités belges du financement fédéral, régional et communal.

Impact régional

Dans Charleroi Métropole, un territoire d’environ 30 communes et près de 600 000 habitants selon la Ville de Charleroi, le secteur non marchand fait partie de l’infrastructure sociale de la région. D’éventuelles coupes ou incertitudes seraient ressenties de manière inégale, avec une exposition plus forte dans les quartiers plus pauvres et parmi les personnes qui dépendent déjà d’un accompagnement pour accéder aux droits, à la mobilité, aux soins ou au soutien à l’emploi.

Perspectives opposées

  1. MOC Charleroi-Thuin et organisations syndicales alliées

    Le cadrage du côté du MOC considère le secteur non marchand comme une infrastructure de droits : les emplois dans les soins, l’accompagnement social, l’aide à la jeunesse, l’entraide et l’éducation citoyenne ne sont pas des compléments optionnels, mais la voie concrète par laquelle les personnes accèdent à la dignité, à l’égalité et à la participation démocratique. Cette approche diffère d’un cadrage budgétaire étroit, car elle demande ce que la perte de services fait aux ménages et aux travailleurs avant de demander seulement ce qu’elle permet d’économiser.

  2. Autorités budgétaires wallonnes et communales

    Le Gouvernement wallon, dirigé par Adrien Dolimont, et les autorités communales de Charleroi font face à une autre contrainte : l’argent public est limité, et les services doivent être justifiés, évalués et parfois repensés. Dans cette perspective, des questions telles que combien coûtent ces services et quels services rendent-ils sont légitimes si elles clarifient le coût, la mission et la valeur mesurable de programmes comme les stewards urbains ou le soutien à l’économie sociale locale.

  3. UNIPSO et employeurs du secteur à profit social

    Le cadrage d’UNIPSO n’est ni purement syndical ni purement gouvernemental. Il présente le secteur à profit social comme un acteur économique en Wallonie autant que comme un prestataire de services, représentant 31 fédérations d’employeurs et une part importante de l’emploi régional. Sa préoccupation probable est la stabilité : un financement imprévisible peut affaiblir le recrutement, la rétention et la continuité, même lorsque les autorités soutiennent encore le principe des services sociaux.

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Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.

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