Des Gazaouis fument des feuilles de molokhia alors que le tabac disparaît
Des entretiens dans le reportage principal décrivent des habitants de Gaza faisant sécher des feuilles de molokhia, les roulant dans du papier et les fumant alors que le tabac est devenu rare et inabordable sous l’effet des restrictions de guerre et de la désorganisation du marché. Cette pratique est un signal limité mais révélateur de la privation plus large à Gaza : les habitants improvisent non seulement pour l’alimentation, l’abri et l’accès à l’eau, mais aussi pour des habitudes d’adaptation normalement assurées par des marchés de consommation réglementés. Le rapport de situation d’OCHA du 5 juin indique que les chaînes d’approvisionnement de Gaza restent imprévisibles, avec des prix très supérieurs aux niveaux d’avant octobre 2023 et une entrée du fret réduite par les fermetures de points de passage et les retards de contrôle. L’enjeu sanitaire est direct : l’WHO indique que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe aucun niveau sûr d’exposition à la fumée, tandis qu’une revue IJERPH de 2011 a constaté que la fumée de tabac contient des milliers de substances chimiques et a identifié des composants dangereux liés au cancer ainsi qu’aux maladies cardiovasculaires et respiratoires. Les cigarettes de molokhia doivent donc être comprises comme un signal d’alerte de santé publique au sein d’une crise humanitaire, et non comme une curiosité.
Pourquoi c'est important
Pour les lecteurs basés en Belgique, cette histoire importe avant tout comme marqueur humanitaire et de santé publique dans un conflit que les citoyens belges, les ONG d’aide, les universités, les communautés juives et palestiniennes, les électeurs et les institutions de l’UE suivent déjà de près. Les chiffres de la Commission européenne indiquent que la Belgique figure parmi les États membres de l’UE impliqués dans des évacuations médicales liées à Gaza via le mécanisme de protection civile de l’UE. Le détail des cigarettes de molokhia ne concerne pas les fumeurs belges ; il montre comment la rareté déforme les comportements quotidiens lorsque les marchés normaux, les services de santé et les voies d’aide ne fonctionnent plus.
Impact régional
Perspectives opposées
- Agences humanitaires de l’ONU
Le rapport de situation d’OCHA du 5 juin présente les distorsions du marché à Gaza comme la conséquence d’un accès humanitaire restreint, fragile et sous-financé. Selon cette lecture, les cigarettes de molokhia ne relèvent pas d’un choix de consommation, mais sont le symptôme de civils qui s’adaptent à l’effondrement des chaînes d’approvisionnement, à un faible pouvoir d’achat, à des services endommagés et à l’entrée contrainte des biens de base.
- Autorités de sécurité israéliennes
Le ministère israélien de la Justice a accusé, en février 2026, un réseau de contrebande de faire entrer des cigarettes et d’autres biens à Gaza, et a allégué que ce commerce profitait à Hamas. Ce cadre présente la rareté du tabac et les prix élevés des cigarettes en partie comme un problème d’économie sécuritaire : les biens restreints peuvent devenir une contrebande lucrative en temps de guerre, et des flux non contrôlés peuvent renforcer des acteurs armés.
- Autorités de santé publique
L’WHO indique que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe aucun niveau sûr d’exposition à la fumée. Dans ce cadre, remplacer le tabac par une feuille végétale ne supprime pas le danger central de la combustion, des particules inhalées et de l’exposition à une fumée toxique, surtout dans des conditions de surpeuplement où l’exposition passive est difficile à éviter.
Connexions en direct de l’écosystème Belgium Impulse — pas des recommandations.
Cette note a été préparée avec l'assistance d'une IA et relue par un éditeur de Belgium Impulse avant publication. méthodologie.
